Un pied-à-terre pour prendre sa retraite au soleil en Floride

5 février 2018

Un client aimerait acheter une propriété dans un pays chaud pour sa retraite. C’est compliqué ?

Il faut avant tout tenir compte de la sécurité, la santé et, surtout, la fiscalité et la qualité de vie. Acheter, c’est facile. Ne soyez jamais spontané. Si vous avez un coup de cœur, retournez-y pour plusieurs semaines.

Idéalement, faites affaire avec un agent d’immeuble d’expérience, qui connaît le marché, les avocats ou notaires, les inspecteurs en bâtiment ou les entrepreneurs en rénovation, et qui parle français.

Il faut aussi tenir compte de la distance depuis le Québec, car si vous voulez conserver votre accès aux programmes sociaux, vous ne devez pas séjourner plus de 183 jours à l’extérieur du Canada durant une année. Il faut choisir un pays qui convient le mieux à votre situation : à moins de quatre heures de vol du Québec (Floride, Mexique, République dominicaine), entre quatre et six heures (Panama, Honduras, Nicaragua, Colombie), entre six et 14 heures (Chili, Équateur, Turquie, Espagne, Maroc, Portugal, Cap-Vert, Grèce, Malte, Slovénie, Croatie), à l’autre bout du monde (île Maurice, Thaïlande, Bali, Malaisie).

Le choix premier des Québécois demeure la Floride. Malgré un marché immobilier en forte hausse, il est plus abordable qu’en Californie. Et vous bénéficiez de plusieurs vols par jour depuis Montréal ou Québec.

Peu importe le paradis choisi, vérifiez la fréquence et le prix saisonnier moyen des vols auprès d’un agent de voyages.

Santé et fiscalité

Ailleurs qu’aux États-Unis ou dans les territoires français, cliniques ou hôpitaux privés désignés par votre assureur s’imposent. Les pays suivants offrent d’excellents soins de qualité et abordables selon plusieurs sources : Panama, Mexique, Colombie, Costa Rica, Malaisie, Thaïlande.

Droits d’enregistrement, TVA, impôt sur la fortune, gain de capital à la revente, taxes foncières et d’habitation, abattement : chaque pays a son système fiscal, ses taux et... ses surprises ! Vous devrez peut-être produire une déclaration de revenus, comme aux États-Unis ou en France. Et si vous louez votre propriété, déclarerez-vous les revenus là-bas ? Consultez un avocat en fiscalité internationale.

Les prix

Plusieurs pays magnifiques attirent de plus en plus de retraités et sont mal connus des Québécois : Portugal, Équateur, Grèce (Crète), Belize, Honduras, Colombie. L’immobilier y est encore très abordable, mais l’afflux d’investisseurs, touristes, retraités et la croissance de la classe moyenne locale stimuleront les prix encore pour de nombreuses années, ce qui rend votre investissement plus attrayant. Le taux de change influe aussi sur votre pouvoir d’achat.

Avant d’acheter

Une règle d’or : faites inspecter la propriété avant de signer. Si vous désirez souscrire une hypothèque, il est plus simple de transiger avec une institution financière canadienne ayant une antenne dans le pays.

Conseils

  • Contractez de l’assurance titre : dans certains pays, le système d’enregistrement foncier est déficient.
  • Vérifiez les coûts de l’électricité (pour la climatisation), généralement plus chère qu’ici.
  • Vérifiez exclusions et tarification en assurance habitation, surtout dans les pays à risque pour les ouragans, les tremblements de terre et la sécurité.
  • La qualité des services de gestion et d’entretien est très inégale, peu importe le pays. Demandez des références.

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