Immobilier : acheter ou louer ?

9 avril 2018

Alors que les taux sont encore très bas, acheter son logement paraît relever du simple bon sens. Mais tous les acquéreurs ne sont pas gagnants. Charges et impôts, problèmes de liquidité, plus-values aléatoires... Il faut bien réfléchir avant de s'endetter pour 20 ou 25 ans. 

Acheter ou louer, le dilemme est toujours d'actualité entre taux d'intérêt très bas et prix de l'immobilier en hausse.

S'endetter pour quinze ou vingt ans, voir chaque année augmenter les charges et les impôts locaux, risquer d'être un jour assujetti à l'IFI, le nouvel impôt sur la fortune : aucune de ces perspectives ne décourage pour l'instant les Français. Ils continuent à plébisciter l'immobilier.

Acheter sa résidence principale répond à plusieurs objectifs clairement définis. Outre la satisfaction morale de posséder son propre toit, la perspective de ne plus payer de loyer à l'âge de la retraite et de s'engager dans une épargne forcée en remboursant un crédit très bon marché sont deux arguments puissants. La hausse des prix ces dernières années dans les grandes villes - notamment à Paris- a validé ce choix. Ceux qui ont acheté dans les zones rurales ont eu la main moins heureuse. C'est ce que démontrent les nouveaux indices des prix immobiliers (IPI).

Un placement incontournable ?

Mais la pierre ne séduit pas seulement ceux qui développent le complexe du locataire et se mettent en quête d'une résidence principale. Elle est aussi très prisée en tant que placement. Selon un dernier sondage réalisé par le Cercle de l'épargne, l'immobilier est considéré comme le placement à la fois le plus intéressant et le plus rentable, devant l'assurance-vie et les actions ! Il semblerait que les Français ne sont pas encore prêts à entrer dans l'ère de l'épargne dite « productive ».

Ceux qui investissent dans la pierre profitent aussi de l'effet de levier de taux très bas. Et c'est justement cette configuration qui rend le rendement de l'immobilier compétitif par rapport à celui des placements sans risque. Reste à jouer finement la partie sur le plan fiscal. Car d'un côté, les pouvoirs publics encouragent les achats en accordant des réductions d'impôts pour les investissements locatifs. De l'autre, ils taxent lourdement les revenus fonciers.

C'est là où le contribuable doit faire montre d'habileté pour tirer le meilleur parti des subtilités de notre fiscalité !

La réussite d'un investissement immobilier se juge en tout cas sur le long terme et une acquisition bien menée peut constituer le socle d'un patrimoine bien construit.


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