Les fonds à investir des ultra-riches progresseront de 25% d’ici 2021

27 septembre 2017

Les fonds nets possédés par les ultra-riches et destinés à l’investissement vont croître de manière globale de 25% d’ici 2021. La somme totale atteindra 69’500 mrd USD, contre plus de 55’000 mrd actuellement, selon une étude publiée lundi par la société de conseil EY. L’Europe mais surtout les Etats-Unis seront les principaux moteurs de cette progression. La numérisation va transformer le métier de gestionnaire.

La croissance des actifs détenus par les personnes très fortunées ou « high net worth individuals+ » (HNWI+) atteindra 4,7% par année, selon les calculs d’EY. L’Amérique du Nord connaîtra l’expansion la plus forte, avec une hausse annuelle estimée à 5000 mrd USD.

L’Europe contribuera à hauteur de 20%. Les pays comme l’Allemagne et l’Angleterre – malgré le Brexit – feront figure de fers de lance sur le Vieux-continent. La Russie restera un acteur important.

Actuellement, plus de la moitié de la croissance des fonds nets à investir est générée par les cinq pays les plus importants. Les Etats-Unis et la Chine représentent 45% de la hausse, tandis que la Russie, le Brésil et l’Inde totalisent 10%.

Pour le géant mondial du conseil, l’arrivée d’une nouvelle génération des personnes fortunées va entraîner un changement de paradigme, la nouvelle tendance allant vers les prestations numériques. EY plaide en faveur d’un changement rapide du modèle d’affaires dans le secteur, au bénéfice d’une approche « holistique ».

Jusqu’à un tiers du marché

« Les gestionnaires d’actifs holistiques se distinguent par une approche de conseil numérisée, fondée sur les événements de la vie, qui génère une véritable plus-value pour les clients fortunés », explique Peppi Schnieper, associé et responsable du conseil stratégique chez EY Suisse, cité dans le communiqué.

Cette demande, quasiment nulle actuellement, va grimper jusqu’à 30% du marché global d’ici 2025. Le nouveau modèle d’affaires écartera celui de gestionnaire d’actifs traditionnel, prophétise la société.

De plus, les nouvelles prescriptions réglementaires, dont le fameux Fatca américain, vont compliquer les choses pour les sociétés n’opérant pas depuis les Etats-Unis.

Pour EY, des places reconnues dans la gestion de fortune transfrontalière comme la Suisse, la Grande-Bretagne, les îles anglo-normandes ou encore les Caraïbes vont perdre de leur importance. Faute de mutation structurelle, les portes du juteux marché américain pourraient devenir difficiles à franchir.

Les acteurs classiques pourront tenter leur chance outre-Atlantique, où les conditions-cadre plus favorables permettront encore d’exercer leurs activités transfrontalières « à l’ancienne ». Une harmonisation avec les acteurs domestiques devra toutefois être élaborée.

L’étude d’EY se base sur la gestion de patrimoines des fortunes individuelles de plus de 1 mio USD. Elle inclut 149 pays et couvre plus de 97% de la fortune mondiale estimée.


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