Immobilier: les super-riches préfèrent New York et Paris

2 février 2018

Selon une étude internationale, New York est la première ville où veulent vivre les millionnaires. Mais elle est désormais talonnée par Paris qui n'était qu'à la cinquième place de ce classement l'an dernier.

Décidément, tout le monde s'arrache l'immobilier parisien. Alors que le marché local a connu des niveaux de vente record et de fortes hausses des prix dopés par la demande intérieure, les étrangers s'intéressent eux aussi de plus en plus à la capitale française. Récemment, une étude montrait que c'est à Paris que les prix de l'immobilier de luxe devraient grimper le plus dans le monde cette année (avec une hausse attendue de 9%). Cet appétit international pour Paris se confirme dans l'étude annelle «Global Property Handbook» menée par les réseaux immobiliers Barnes et Warburg.

On y a la confirmation que l'Amérique du nord a toujours les faveurs des personnes disposant de plus d'un million de dollars, puisqu'on y trouve 5 de leurs 10 villes favorites dans le monde. Il s'agit de New York (n°1), Los Angeles (n°4), Toronto (n°6), San Francisco (n°7) et Chicago (n°9). La «Grosse Pomme» a volé la place de leader à Londres qui paie ainsi les effets du Brexit. Mais pas si chèrement que cela, puisque la capitale britannique occupe désormais la 3e place. Paris, de son côté, effectue une remontée magistrale, passant de la 5e à la 2e place de ce palmarès.

Tous les étrangers de retour sauf les Russes

«Tous les étrangers sont de retour sur ce marché, à l'exception des Russes, souligne Thibault de Saint-Vincent, président de Barnes. Et on y trouve aussi bon nombre de cadres supérieurs et dirigeants de retour de l'étranger et disposant d'un budget de 2 à 4 millions d'euros.» Dans la mesure où la demande se maintient à des niveaux élevés tandis que l'offre repart à la hausse, le réseau entrevoit un «atterrissage des prix». Le cœur de Paris attire toujours les étrangers en quête d'un pied-à-terre ainsi que les acheteurs les plus jeunes et les plus âgés, sans enfants. Dans le 8e arrondissement par exemple, le tiers des acheteurs de biens de luxe est étranger. Les familles, quant à elles, hésitent de moins en moins à quitter la capitale pour l'ouest parisien, son cadre de vie familial et ses écoles.

Preuve d'un enthousiasme retrouvé, le réseau Barnes a enregistré sur l'année écoulée pas moins de 74 «ventes éclairs». Des transactions qui peuvent s'élever à plusieurs millions d'euros, conclues sans négociation, à la première visite... Et le réseau de citer l'exemple d'un duplex de 181 m² vendu immédiatement à Neuilly-sur-Seine (Haus-de-Seine) pour 2,52 millions d'euros. Ou encore une vente à près de 20.000 € le mètre carré conclue en une semaine avec des acheteurs français s'offrant un 156 m² à rénover... La perspective de l'IFI (impôt sur la fortune immobilière) ne rebute visiblement pas tout le monde.

Et si Paris reste l'incontestable locomotive du luxe immobilier à la française, les autres destinations hexagonales ne se portent pas mal non plus. La Côte d'Azur garde ainsi la cote notamment avec Cannes mais surtout avec le retour au premier plan de Saint-Tropez qui revient à la mode après avoir été un temps éclipsée par des destinations telles qu'Ibiza ou la Sardaigne. Idem pour les stations des Alpes françaises qui dament le pion à leurs voisines suisses.

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