Ibiza, l’île aux mille visages

14 août 2017

S’il est une île des Baléares à la réputation internationale, c’est bien Ibiza, à prononcer Eivissa en catalan. Ses quelque 570 kilomètres sont une terre de contrastes, où les excès humains se mélangent à la splendeur de la nature. Sélection d’activités pour découvrir tout ce que l’archipel à offrir.

Faire la fête

Ibiza n’a pas été rebaptisée capitale de la fête à tort. Au paradis du clubbing, la musique electro ne s’arrête jamais. La journée, de nombreux beach clubs font résonner les basses sur le sable. Jusqu’en début de soirée, la fête se déporte sur les boats party, au départ d’Ibiza, de Platja d’en Bossa ou de Sant Antoni.

Mais c’est surtout au coucher du soleil que débute la fièvre des platines. The place to bepour admirer « le plus beau coucher de soleil de l’île », dixit Bob Sinclar qui y mixe, c’est le Mambo Café. La boule de feu plonge dans la mer tandis que les stars de l’electro font danser le public : ambiance électrique assurée. Toute la nuit et jusqu’à l’aube, les huit discothèques géantes prennent le relais. Pour savourer au mieux l’atmosphère folle et décadente, venir vers 2 heures du matin.

Se croire au paradis

Un bateau qui amarre au loin, du sable blanc, une petite crique, une flûte de champagne posée dans le sable… Le restaurant Cala Bonita permet de s’imaginer dans un jardin d’Éden chauffé à blanc par le soleil. Bonus : Jean, le bartender, est un jeune Rémois !

Plus poétiques, les fonds sous-marins de l’île offrent de beaux frissons. Sur l’un des 80 sites de plongée, les eaux claires et turquoises permettent de voir à 30 mètres et sont à une température de 28ºC…

Autre détour indispensable, la vieille ville ou dalt vila (ville haute). Le soir venu, ses ruelles escarpées cernées de murailles se remplissent d’une animation toute espagnole : entre les rires et les bruits de verres qui s’entrechoquent, s’habiller de blanc, boire l’apéritif sur les marches de pierre puis grimper tout en haut pour admirer le panorama est un must.

Se perdre

L’un des emblèmes de l’île est un rocher de près de 400 mètres de haut, surgissant de la Méditerranée à quelques encablures d’Ibiza seulement. Lieu magique, teinté de paranormal (les boussoles y perdraient le nord et des boules lumineuses s’y manifesteraient), Es Verda est aussi un parc naturel. Sa nature luxuriante en a fait un lieu de pèlerinage hippie. Aujourd’hui, un parfum de magie flotte toujours dans l’air, particulièrement au soleil couchant.

Se lâcher

Ici, tout est permis et il est conseillé de tout se permettre pour profiter au mieux d’Eveissa. Éviter les hôtels béton, souvenir d’une ultra-construction dans les années 70 et s’offrir un gîte bohème-chic dans la campagne ou une finca traditionnelle du nord. S’adonner au plaisir de tomber le haut de maillot sur la plage des Salines, concentré de la folie d’Ibiza et de son ambiance bon enfant. Craquer pour l’incontournable dentelle blanche sur le marché hippie de Las Dalias. Ou faire du parachute ascensionnel, applaudir la tombée de la nuit au son des tam-tams à la Cala Benirras, parcourir sans but les routes sinueuses de l’île… Et se dire que l’on reviendra très vite.

La Rémoise qui accessoirise Ibiza

Sous le soleil d’Ibiza, la « petite Rémoise qui ne fait pas de pub » s’est glissée aux côtés d’Alexander Mc Queen, Helmut Lang ou Rick Owens. Depuis cinq ans, ses créations vendues dans une boutique mythique de l’île, ReVolver, habillent les doigts et les poignets des connaisseurs, tout en douceur et discrétion.

Natasha a grandi à Reims, y a étudié le management et le marketing international, « pour voyager, apprendre des langues » tout en passant de longues heures dans son atelier. Entièrement autodidacte, elle se façonne seule, au fil des colliers et bracelets, des créations uniques qu’elle se refuse à reproduire. Son amour, c’est le cuir, « une matière qui (l’a) beaucoup influencée ». Et qui lui a entrouvert les portes d’une nouvelle aventure.

Dans les années 2000, la jeune femme quitte la cité des sacres pour celle des lumières et vend ses bijoux dans un concept store parisien. Entre un jour une cliente, qui s’amourache de ses pièces : c’est la compagne de Richie Hawtin, DJ canadien habitué des fêtes d’Ibiza. La bague noire marquée d’un N et d’une étoile blancs s’invite aux doigts du musicien lorsqu’il mixe, immortalisée sur les clichés des soirées. « Ensuite, il m’a proposé du merchandising, des partenariats, et m’a présenté beaucoup de monde, raconte Natasha. Lui et d’autres DJ ont fait ma notoriété, ils m’ont lancée. » Les bijoux siglés Nash se vendent aujourd’hui en Angleterre, en Allemagne, en Italie ou au Brésil et la Parisienne travaille sur une nouvelle collaboration avec le DJ Dubfire, qui devrait aboutir prochainement.


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