Fauteuil « Lapella » : quand Zaha Hadid Architects revisite une icône d'Hans J. Wegner

9 août 2018

Chef-d'oeuvre du XXe siècle, le fauteuil « CH07 » d'Hans J. Wegner se réinvente aujourd’hui grâce à la technologie et la créativité de Zaha Hadid Architects.

Dessiné en 1963 par Hans J. Wegner, le fauteuil CH07 a troqué son contreplaqué d’origine avec les veinures du marbre italien. Poussées par leurs recherches sur la structure et la résistance des matériaux, les équipes de Zaha Hadid Architects se sont réappropriées l’emblématique assise du « Master of Chair » pour imaginer le modèle Lapella avec un mariage inédit entre la pierre et la fibre de carbone.

Le marbre Palissandro habille désormais le CH07 de sa couleur crème et de ses veinures noisettes.
Le marbre Palissandro habille désormais le CH07 de sa couleur crème et de ses veinures noisettes.

Fidèle aux proportions et à l’inclinaison de son aïeul, le fauteuil réinterprète la fameuse silhouette à trois pieds du CH07 à partir des derniers outils et procédés numériques. Et pour cause, à la tête de l’agence depuis le décès de Zaha Hadid en mars 2016, Patrick Schumacher s’est associé à l’université de Westminster et aux ingénieurs londoniens d’AKT-II, déjà impliqués dans bon nombre des réalisations de la firme, afin d’élaborer la structure en pierre la plus fine et la plus légère possible.

L’alliance de la pierre et de la fibre de carbone : un gage de solidité à toutes épreuves.
L’alliance de la pierre et de la fibre de carbone : un gage de solidité à toutes épreuves.

D’une impressionnante finesse n’excédant jamais les 12 millimètres, les parties en marbre sont découpées avec la précision d’une machine à commandes numériques, puis renforcées d’une couche en fibre de carbone qui assure la solidité de l’ensemble et souligne sa géométrie expressive. Un jeu de courbures dans la lignée du « Modernisme organique » développé par Hans J. Wegner et mis à l’honneur du festival « Stereotomy 2.0 and Digital Construction Tools » qui s’est tenu à New-York au mois d’avril.

Le fauteuil Lapella était la pièce phare du salon dédié aux nouvelles technologies et à la stéréotomie, la science de la découpe des matériaux de construction tels que la pierre, organisé à New York en avril dernier.
Le fauteuil Lapella était la pièce phare du salon dédié aux nouvelles technologies et à la stéréotomie, la science de la découpe des matériaux de construction tels que la pierre, organisé à New York en avril dernier.

Longtemps cantonnée aux savoir-faire historiques des tailleurs de pierre, la roche révèle ainsi son nouveau potentiel par l’intermédiaire des outils numériques et de la conception paramétrique qui ont forgé la réputation de l’agence. Des possibilités esquissées dès le début des années 1990 qui devraient prochainement s’appliquer dans une toute autre mesure, le fauteuil Lapella n’étant qu’une première expérimentation à l’échelle du corps avant de s’essayer à celle de l’architecture.

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