Découvrez l'évolution des agences immobilières de luxe

4 mai 2017

Les transactions vont repartir dans "L’immobilier de luxe en France" et les agences spécialisées se frottent déjà les mains, selon l’étude de Xerfi consacrée à ce marché. Le départ des catégories sociales aisées vers Bruxelles, Londres ou la Suisse a de fait entraîné en 2013 un afflux de biens sur le marché, en particulier dans les beaux quartiers de Paris. Le stock de biens en vente a donc augmenté, contribuant à une érosion des prix. Résultat : l’immobilier de prestige, en particulier dans la capitale, retrouvera une certaine attractivité en 2014 et 2015.  C’est d’autant plus vrai qu’on peut s’attendre à une relative stabilité fiscale ces prochaines années.  Dans un premier temps, le retour de la croissance se fera par les transactions. Ensuite, après une reprise plus lente en 2014, les prix des biens haut de gamme retrouveront le chemin de la croissance en 2015, selon nos prévisions. Par segments d’activité, les résidences secondaires et pied-à-terre repartiront plus vite avec le retour des clients étrangers. En revanche, la dynamique sera plus longue pour les appartements familiaux. Conséquence : en retrait de 4,6% en 2013, l’activité des agences du luxe repartira en 2014 et plus encore en 2015, selon notre baromètre. Et sous l’effet d’une croissance plus solide du chiffre d’affaires, le taux d’excédent brut d’exploitation des acteurs spécialisés dans les biens de luxe dépassera celui de l’ensemble des agences immobilières. 

Les bonnes performances d’exploitation des acteurs peuvent aussi s’expliquer par un contexte concurrentiel favorable. La profession bénéficie de fait d’un rapport de forces à son avantage face aux acheteurs. Entre la nature des biens et les niveaux de prix pratiqués, l’intermédiaire est incontournable. Les agences spécialisées sont de fait les seules, à partir d’un certain niveau de prix, à pouvoir conclure la transaction. Leurs atouts ? D’abord elles peuvent se prévaloir de critères objectifs : expertise technique, juridique, en communication. Ensuite elles ont su se rendre indispensables avec leurs réseaux, leurs carnets d’adresses et leur crédibilité. A ce titre, les salariés des agences, avec leur connaissance des codes du luxe, sont de loin la principale ressource stratégique. Enfin, la menace de nouveaux entrants reste limitée. Compte tenu des barrières à l’entrée, la place des réseaux immobiliers généralistes sur le segment du luxe est donc marginale. La preuve ? Seuls Orpi, Laforêt et Solvimo ont une offre dans ce domaine.

Les experts de Xerfi ont également décrypté dans cette étude les axes de développement des acteurs de l’immobilier de prestige. Parmi ceux-ci, il faut citer la poursuite d’un maillage territorial très ciblé à travers des ouvertures d’agences, notamment en franchise, à l’image de « Sotheby’s International Realty France-Monaco » et de Barnes. L’autre grand axe de développement, c’est l’expertise dans la vente de vignobles comme pour Emile Garcin, Barnes, Groupe Immobilier Mercure et plus récemment John Taylor. Tous ces réseaux ont leurs propres services spécialisés et leurs experts en domaines viticoles. La crédibilité est de fait primordiale pour ces transactions complexes qui recouvrent des dimensions immobilières, agricoles, économiques, juridiques ou encore œnologiques.

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